Connu dès le
XIIIème siècle, le gouffre de Proumeyssac fut
longtemps considéré comme le cratère
d'un volcan éteint : la condensation de l'air
humide remontant à l'air froid de la surface laissait
échapper de la fumée de temps à autre. A la
fin du XVIIIème siècle, le gouffre est
réputé dans tous le pays pour faire disparaitre les
cadavres. Le trou tentera vainement d'être comblé
et son orifice sera finalement bouché à l'aide
de voûtes superposées.
Ce n'est que le 10 mars 1907,
130 ans plus tard, suite à l'éffondrement des
voûtes, que le gouffre de Proumeyssac sera exploré la
première fois par M. Gabriel Galou, puisatier de
métier. Dépêché sur les lieux, Edouard
Alfred Martel, considéré comme le
"père" de la spéléologie moderne,
notera que :
« Au
pourtour de la base se sont accumulés d’importants
dépôts de calcites et de belles concrétions.
Dans une chambrette latérale, la cristallisation, sous une
mince tranche d’eau, a revêtu de curieuses formes
triangulaires, et des paillettes de calcite nagent à la
surface. On y voit aussi des concrétions excentriques,
déviées de leur axe vertical normal ».
Bâptisé "Cathédrale de
cristal" de par la diversité et la densité
des cristallisations qui ornent ses parois, le gouffre de
Proumeyssac sera rapidement ouvert à la visite. Il faut
cependant attendre 1957 et la réalisation d'un tunnel,
pour que les déscentes ne se fassent plus en nacelle.
Ce système initial de descente a été
récemment remis en service pour le plaisir des touristes. |