La grotte de Rouffignac
a toujours été connue et il y est fait mention de "peintures et
traces de bêtes" dès 1575 par François de Belleforest. Mais ce
n'est qu'en 1956, après de nouvelles découvertes réalisées par
Romain Robert et Louis-Rene Nougier et l'étude complète de l'art pariétal
qui suivit, que la grotte, classée Monument historique, sera ouverte au
public.
Les quelques 10 km de chambres et de galeries sur trois
niveaux font de Rouffignac l'une des grottes les plus longue et les plus
ramifiée présentant des peintures du paléolithique. Les figures sont
concentrées à l'étage supérieur (Grand plafond, Galerie Breuil, Voie
sacrée) et aux points de connexion entre les différents niveaux. Elles se
présentent sous la forme de dessins (noir de manganèse et rarement argile
rouge ou craie blanche), de tracés digitaux sur argile tendre et de
gravures.
La thématique est assez inhabituelle, centrée sur le
mammouth : sur les 273 figures comprenant entre autres des bisons,
chevaux, rhinocéros et bouquetins, 150 représentent le mammouth. Aussi,
sur les 300 cavités décorées d'Europe occidentale, près de la moitié des
représentations de l'espèce sont à Rouffignac, ce qui vaut au site d'être
surnommé "la grotte aux cent mammouths".
Afin de préserver
l'équilibre de la grotte, la visite se fait en train électrique et
l'éclairage est limité aux moments de passages du train. Les nombreux
graffitis réalisés depuis le XVIème siècle ont été récemment nettoyés pour
améliorer la lisibilité des figures paléolithiques. |